Particuliers : ce qui change en 2026
Au 1er janvier 2026, les particuliers français entrent dans une année de tensions budgétaires : revenus légèrement revalorisés, charges qui restent élevées et environnement fiscal moins favorable à l’épargne. Pour un foyer, l’enjeu clé est de préserver le pouvoir d’achat en ajustant salaires, patrimoine et structure de charges.
Revenus du travail et protections
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Le SMIC est revalorisé d’environ 1,18%, ce qui porte le brut autour de 1 823 € mensuels et génère un gain net limité pour les salariés au salaire minimum. Les pensions de retraite de base et certains minima sociaux n’augmentent que d’environ 0,9%, ce qui reste en dessous de nombreuses hausses de dépenses courantes.
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Le Plafond annuel de la Sécurité sociale (PASS) atteint environ 48 060 € (soit près de 4 005 € par mois), ce qui rehausse mécaniquement les bases de calcul de cotisations, droits sociaux et plafonds de déduction retraite. Un nouveau congé de naissance indemnisé (environ 70% du net le 1er mois) renforce la protection des jeunes parents, tout en nécessitant une anticipation de trésorerie pour les foyers concernés.
Fiscalité, épargne et dons
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Le projet de loi de finances 2026 s’oriente vers une flat tax portée à environ 31,4%, via une hausse des prélèvements sociaux (CSG comprise), ce qui renchérit la fiscalité des revenus de l’épargne et des investissements. Dans un contexte de barème d’impôt sur le revenu possiblement peu ou pas revalorisé, l’effet de « glissement » fiscal risque d’augmenter l’imposition à revenus nominaux constants.
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Les règles de déclaration des dons entre particuliers se durcissent, avec davantage d’obligations déclaratives sur la plateforme fiscale, même si tous les versements ne sont pas automatiquement imposés. Pour optimiser la transmission, l’usage des abattements (dons familiaux, donations échelonnées) et la traçabilité bancaire deviennent stratégiques.
Logement, énergie et consommation
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Le mode de calcul du DPE est modifié au bénéfice de nombreux petits logements chauffés à l’électricité, certains pouvant sortir de la catégorie « passoire thermique », ce qui améliore leur valorisation locative ou à la vente. Parallèlement, la suspension de dispositifs comme MaPrimeRénov’ ou d’autres aides nouvelles rend les travaux d’amélioration énergétique plus dépendants de l’autofinancement ou de crédits ciblés.
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Des hausses affectent plusieurs dépenses courantes : timbres, certains tarifs postaux, prix de certains produits de consommation et de cigarettes, tandis que des restrictions touchent des produits contenant des PFAS. Pour un budget ménages, la maîtrise des abonnements, contrats d’énergie, assurances et consommations récurrentes devient un levier prioritaire de redressement.
Aides sociales et filets de sécurité
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Les prestations sociales sont revalorisées de manière prudente, suivant partiellement l’inflation, ce qui limite la progression réelle du pouvoir d’achat des ménages modestes. Certaines franchises médicales et paramètres de sécurité sociale restent globalement stables, mais sur une base de dépenses déjà plus élevée.
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Dans ce cadre, l’optimisation passe par une vérification systématique des droits (CAF, aides logement, compléments de revenus, dispositifs locaux) et l’utilisation des nouveaux congés ou prises en charge (mutuelle, employeur public) pour réduire les restes à charge.
Stratégies d’optimisation 2026
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Pour les actifs : négocier les rémunérations variables, arbitrer entre épargne fiscalisée (PEA, assurance-vie, PER) et désendettement, en tenant compte de la hausse de la flat tax et de la nouvelle base PASS. Pour les retraités : surveiller l’équilibre entre retraits d’épargne imposables et revenus sécurisés, afin de limiter le saut d’imposition.
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Pour les propriétaires : profiter de la requalification DPE pour valoriser le bien ou optimiser les loyers, tout en anticipant un financement plus complexe des travaux d’amélioration énergétiques. Pour tous les ménages : revoir le budget par postes (logement, transport, assurances, abonnements), capter toutes les aides disponibles et adapter la structure de l’épargne à un environnement fiscal plus lourd mais encore porteur d’opportunités ciblées.
Sources : economie.gouv.fr, placement.meilleurtaux.fr, euodia, sélénium, expert impôts, Inextenso.